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Comment créer un site web pour son entreprise ?
Trois voies, et aucune n'est mauvaise dans l'absolu.
Le construire soi-même sur une plateforme : 15 à 50 € par mois, un résultat correct mais reconnaissable, et trente à soixante heures de votre temps. Passer par un freelance : 890 à 3 200 € payés une fois, un site sur mesure qui vous appartient. Passer par une agence : à partir de 3 000 €, justifié pour un projet à plusieurs dizaines de pages.
Mais avant de choisir, faites cet exercice : écrivez ce que le site doit produire. Des appels ? Des commandes ? Des candidatures ? Sans cet objectif écrit, les trois voies mènent au même endroit — un site que personne ne regarde. C'est la première question que je pose, et elle change tout le reste.
Combien de temps faut-il pour créer un site internet ?
Une à deux semaines pour un site vitrine, deux à trois pour une boutique en ligne. En express, sept jours avec une majoration.
Ce qui allonge un projet n'est presque jamais le développement : c'est l'attente des textes, des photos et du logo. Un client qui arrive avec ses contenus prêts est livré deux fois plus vite qu'un client qui les rassemble au fil de l'eau. Si vous voulez accélérer une seule chose, c'est celle-là.
Faut-il vraiment un site web pour une petite entreprise ?
Pas toujours, et je préfère le dire. Si votre activité vit du bouche-à-oreille et que vous refusez déjà du travail, un site n'est pas urgent — dépensez cet argent ailleurs.
Le test qui tranche : tapez votre métier et votre ville dans Google. Si vos concurrents apparaissent et pas vous, chacune de ces recherches part chez eux, tous les jours. C'est mesurable, et c'est le seul argument qui vaille.
Quelle différence entre un site vitrine et un site e-commerce ?
Un site vitrine présente votre activité et déclenche un contact : un appel, un message, une réservation. Un site e-commerce encaisse le paiement en ligne, gère un stock, des commandes et des retours.
Le second coûte environ deux fois plus cher et demande un suivi quotidien. Beaucoup de commerces n'en ont pas besoin : un site vitrine avec commande par WhatsApp coûte moins cher et convertit souvent mieux, surtout en Côte d'Ivoire. On ajoute le paiement en ligne plus tard, quand le volume le justifie.
Faut-il acheter un nom de domaine ?
Oui, et à votre nom, jamais à celui du prestataire. C'est votre adresse, et c'est elle qui porte toute l'ancienneté acquise sur Google. Environ 12 € par an en .com.
Vérifiez toujours qui en est propriétaire — c'est la mésaventure la plus fréquente qu'on me raconte. Un domaine enregistré au nom du prestataire vous empêche de partir : il faut repartir de zéro sous une nouvelle adresse, en perdant tout le référencement acquis.
Un site web ou une page Facebook ?
Les deux, mais ils ne font pas le même travail. Facebook et Instagram animent une communauté qui vous connaît déjà. Le site capte celui qui ne vous connaît pas et qui cherche votre métier dans Google — et une page Facebook n'apparaît pas dans ces résultats.
Il y a aussi la question de la propriété : un compte peut être suspendu ou piraté du jour au lendemain, sans recours et sans explication, et vous perdez votre audience avec. Le site est le seul endroit dont vous êtes propriétaire.
Choisir son prestataire
Comment choisir son créateur de site web ?
Quatre questions tranchent presque tout, et elles ne demandent aucune compétence technique :
- Le nom de domaine sera-t-il à mon nom ? La seule bonne réponse est oui.
- Si nous cessons de travailler ensemble, ai-je le code et les accès ? Sinon vous êtes prisonnier.
- Le prix annoncé est-il ferme ? Un devis qui « s'affinera en cours de route » finit toujours plus haut.
- Pourrai-je modifier mes textes moi-même ? Sinon chaque virgule se repaye.
Un prestataire qui hésite sur l'une de ces quatre réponses vous coûtera cher plus tard. Posez-les avant de parler design.
Agence web ou freelance ?
Pour un site vitrine de cinq pages, le freelance revient deux à trois fois moins cher à résultat comparable, et la personne qui vous parle est celle qui code. L'écart ne vient pas d'une différence de compétence mais des locaux, des commerciaux et des chefs de projet qu'une agence finance.
Pour un projet de trente pages, avec plusieurs intervenants et des délais tenus contractuellement, l'agence est mieux armée — c'est son métier, allez-y.
Le vrai risque du freelance, je vous le donne moi-même : s'il s'arrête, vous devez pouvoir continuer. D'où l'exigence du code source, des accès et du domaine à votre nom. Le détail est sur la page France.
Site web fait maison ou professionnel : le faire soi-même ou déléguer ?
Le faire soi-même coûte peu d'argent et beaucoup de temps : comptez trente à soixante heures pour un premier site correct, en comptant l'apprentissage, les textes et les photos.
Le calcul est simple : si votre heure de travail vaut plus de 30 €, déléguer est rentable dès le départ. Faites-le vous-même si le budget est nul, ou si vous testez une idée dont vous n'êtes pas sûr. Déléguez si le site doit rapporter des clients dès le premier mois.
Faut-il payer un abonnement mensuel pour un site web ?
Non. Un site sur mesure se paye une fois. Ce qui reste mensuel, ce sont l'hébergement — 3 à 6 € par mois — et le nom de domaine, environ 12 € par an, payés directement au fournisseur et à votre nom.
La question à poser devant toute offre à « 49 € par mois, site inclus » : si j'arrête de payer, qu'est-ce qu'il me reste ? Souvent rien. Sur trois ans, cet abonnement représente 1 764 € et vous ne possédez aucun actif.
Cela ne condamne pas tout abonnement : un contrat de maintenance avec des mises à jour réelles a du sens. Mais il doit venir en plus d'un site que vous possédez, jamais à la place.
Wix, WordPress, Shopify, Squarespace
Je ne vais pas dénigrer ces outils : ce sont de vrais produits, et ils rendent service. La question n'est pas lequel est « le meilleur », mais lequel correspond à votre situation.
| Solution | À choisir si… | À éviter si… |
|---|---|---|
| Wix / Squarespace | Budget nul, vous testez une idée, vous acceptez un résultat générique | Vous voulez posséder votre site, ou la vitesse compte pour vous |
| WordPress | Vous publiez souvent, et quelqu'un chez vous assurera les mises à jour | Site vitrine qui bouge trois fois par an — vous héritez d'une maintenance pour rien |
| Shopify | Plusieurs centaines de références, une équipe dédiée, vente internationale | Moins de cent produits, ou vous vendez en Côte d'Ivoire avec Wave |
| Sur mesure | Vous voulez un site rapide, qui vous appartient, sans abonnement | Vous avez besoin de publier dix articles par semaine vous-même |
Wix ou un site sur mesure ?
Wix est honnête pour démarrer sans budget. Il devient un problème le jour où vous payez depuis trois ans pour un site que vous ne possédez pas, qui s'affiche lentement, et que vous ne pouvez pas faire évoluer au-delà de ce que la plateforme autorise.
Le calcul sur trois ans : abonnement à 49 € par mois = 1 764 €, et rien qui vous reste. Site sur mesure à 1 800 € plus environ 200 € d'hébergement et de domaine = 2 000 €, et le site est à vous. À partir de la troisième année, l'écart se creuse dans l'autre sens.
La bascule se fait sans perdre votre référencement, à condition de rediriger les anciennes adresses : voir la page refonte.
Wix ou WordPress ?
Deux logiques opposées. Wix est fermé et simple : tout est fourni, vous ne gérez rien, vous ne possédez rien, et vous êtes limité à ce que la plateforme propose. WordPress est ouvert et puissant : vous possédez le site, vous pouvez tout faire — mais vous héritez des mises à jour, des extensions et de la sécurité.
WordPress sans personne pour le maintenir devient un risque au bout de deux ans : extensions abandonnées, failles connues, site ralenti. C'est la situation la plus fréquente que je rencontre en refonte.
Shopify ou une boutique sur mesure ?
Shopify se justifie à partir de plusieurs centaines de références, avec une personne dédiée à la boutique. Vous payez alors un abonnement plus une commission, pour un outil solide que vous ne possédez pas.
Pour vingt à cent produits, le sur mesure revient moins cher dès la deuxième année et s'affiche plus vite. Point décisif en Côte d'Ivoire : Shopify gère mal Wave et Orange Money, ce qui suffit souvent à trancher. Le détail est sur la page boutique en ligne.
Que valent les avis sur Squarespace ?
Ils sont majoritairement bons, et mérités sur un point : c'est l'outil le plus soigné esthétiquement de sa catégorie. Les modèles sont beaux, et un site Squarespace fait rarement amateur.
Les reproches récurrents sont toujours les mêmes : le coût dans la durée, la lenteur relative des pages, et l'impossibilité de sortir facilement — vous ne récupérez pas le site, seulement le contenu. Ce sont exactement les limites de toute plateforme fermée, pas un défaut propre à Squarespace.
Wix vs WordPress, Shopify, Squarespace : quelle alternative choisir ?
Oui, et ce n'est pas forcément le sur mesure. Si votre besoin est vraiment d'éditer vous-même en permanence, une plateforme reste cohérente — changez-en seulement si le prix ou les limites vous gênent.
Le sur mesure devient la bonne alternative dès lors que le site bouge peu, que la vitesse compte, ou que vous voulez posséder ce que vous payez. Je vous dirai franchement dans quel cas vous êtes pendant l'appel — il m'arrive régulièrement de conseiller de rester sur une plateforme.
Être visible sur Google
Pourquoi mon site n'apparaît pas sur Google ?
Cinq causes, par ordre de fréquence :
- Le site est trop récent. Comptez un à trois mois. C'est de loin l'explication la plus courante, et il n'y a rien à réparer.
- Il n'a jamais été déclaré dans Google Search Console, ni son plan de site soumis.
- Une consigne bloque l'indexation — une balise noindex ou un fichier robots.txt restrictif, souvent oubliés depuis la phase de test. C'est la cause la plus bête et la plus fréquente après une mise en ligne.
- Le contenu ne correspond à aucune recherche réelle. Une page « Bienvenue chez nous » ne peut ressortir sur rien.
- Aucun autre site ne pointe vers le vôtre. Google classe un site neuf presque uniquement sur qui parle de lui.
Les trois premières se vérifient gratuitement en quinze minutes. Faites-les avant de payer qui que ce soit pour du référencement.
Comment être visible sur Google quand on est un commerce local ?
Dans cet ordre, et l'ordre compte :
- La fiche Google Business, gratuite, vingt minutes. C'est elle qui vous place dans le bloc avec la carte. Pour un commerce, elle pèse plus lourd que toutes les optimisations techniques réunies.
- Des avis sincères. Trois suffisent à changer votre position. N'en achetez jamais : Google les détecte et sanctionne la fiche.
- Des pages qui visent des recherches précises du type métier + quartier.
- Des liens entrants depuis des annuaires locaux et des partenaires réels.
Viser une requête générale comme « créer site web » est perdu d'avance : la première page est tenue par des entreprises à des millions de liens entrants. Cent petites recherches gagnées valent mieux qu'une grande perdue, et elles amènent des gens qui cherchaient exactement ce que vous vendez.
Qu'est-ce qu'un site responsive ?
Un site dont la mise en page se réorganise selon l'écran : les colonnes s'empilent, les menus se replient, les boutons restent assez grands pour un pouce — au moins 44 pixels de côté. Ce n'est pas un site rétréci qu'on fait tenir de force.
C'est devenu la norme parce que la majorité des visites se font sur téléphone, et parce que Google évalue les sites sur leur version mobile. Un site qui oblige à zoomer perd ses visiteurs et son classement.
Combien de temps avant de voir des résultats en référencement ?
Votre nom d'entreprise : quelques jours. Les recherches locales de votre métier : un à trois mois, si la fiche Google Business est remplie. Les recherches plus générales : six mois et plus, et seulement si vous publiez régulièrement.
Le référencement naturel ne produit rien le premier mois. Quiconque vous promet la première place en deux semaines vend du vent, ou de la publicité déguisée en référencement. Vos premiers clients viendront de la prospection, des réseaux et du bouche-à-oreille ; le référencement prend le relais vers le sixième mois.
Vendre en Côte d'Ivoire
Comment vendre en ligne en Côte d'Ivoire ?
Commencez par la commande WhatsApp, pas par le paiement en ligne. Le client compose son panier sur le site, puis part sur WhatsApp avec un message déjà rédigé — articles, tailles, total, zone de livraison. Vous confirmez.
Trois raisons : aucune commission, le client peut poser ses questions avant de payer — ce qui lève l'hésitation — et vous confirmez la disponibilité avant d'encaisser. Dans la pratique, ce circuit convertit mieux qu'un paiement en ligne sur une boutique que le client ne connaît pas encore.
Le paiement automatisé se justifie au-delà d'une vingtaine de commandes par mois, quand répondre à chaque message vous mange vos journées. Le détail est sur la page boutique en ligne.
Comment accepter les paiements Wave ou Orange Money sur un site ?
Deux voies, selon votre volume.
La voie simple : la commande part sur WhatsApp, le client règle par Wave ou Orange Money sur votre numéro habituel, vous confirmez et vous livrez. Aucune intégration technique, aucune commission supplémentaire, disponible immédiatement. C'est ce que je recommande pour démarrer.
La voie automatisée : une passerelle de paiement encaisse directement sur le site, avec une commission de l'ordre de 1,5 à 3,5 % par transaction, et des formalités d'ouverture de compte marchand. Elle devient rentable quand le volume rend le suivi manuel intenable.
Dans les deux cas, affichez clairement les moyens acceptés dès la fiche produit : un client qui ne voit pas « Wave » abandonne souvent avant d'essayer.
Un site ivoirien doit-il être conçu différemment ?
Oui, et c'est ce que la plupart des gabarits importés ignorent. Trois différences concrètes : le poids des pages, parce qu'un forfait data se paye et qu'un site lourd coûte de l'argent au visiteur ; les moyens de paiement, Wave et Orange Money avant la carte bancaire ; et WhatsApp comme canal de contact principal, largement devant le formulaire.
Le détail complet, y compris ce qui change dans la conception, est sur la page création de site web à Abidjan.
Une question qui n'est pas là ?
Quinze minutes, sans engagement, et vous repartez avec un prix ferme — ou avec l'avis qu'un site n'est pas ce dont vous avez besoin maintenant.