Créer le site internet d'un restaurant : les trois choses qui comptent
J'ai regardé beaucoup de sites de restaurants. La plupart s'ouvrent sur une grande photo, un slogan et un menu déroulant à sept entrées — et il faut trois clics pour trouver la carte. Pendant ce temps, le client est reparti chez le concurrent d'à côté.
Un site de restaurant réussi se juge sur une seule question : en dix secondes, sur un téléphone, dans la rue, le visiteur a-t-il ce qu'il cherche ? Si oui, il vient. Si non, aucune animation ne le retiendra.
C'est pour ça que je construis ces sites à l'envers de l'habitude : la carte et le bouton d'appel sont visibles dès le premier écran, avant même l'histoire de la maison. L'histoire vient après — elle donne envie, mais elle ne remplit pas la salle un mardi soir.
Les photos de vos plats
C'est ce qui déclenche la venue, plus que n'importe quel texte. Trois règles, et elles ne coûtent rien.
- Vos vrais plats, jamais des photos d'agence. Un client qui reconnaît son assiette revient ; un client qui découvre l'écart entre la photo et la réalité ne revient pas, et il le dit dans un avis.
- À la lumière du jour, près d'une fenêtre. Un téléphone récent suffit largement. La lumière du soir et les néons de cuisine donnent des couleurs qui coupent l'appétit.
- Cinq à huit photos suffisent. Vos plats signature, la salle, et une photo de l'équipe. Une galerie de quarante images ralentit le site et personne ne la parcourt.
Je m'occupe du reste : recadrage, compression, et chargement différé pour que les photos n'empêchent pas la carte de s'afficher tout de suite. Une photo de plat bien traitée pèse 80 Ko au lieu de 4 Mo, sans différence visible à l'écran.
La fiche Google, plus importante que le site
Pour un restaurant, c'est vrai, et je préfère le dire franchement même si ça relativise ce que je vends : votre fiche Google Business vous amènera plus de clients que votre site. C'est elle qui s'affiche dans le bloc avec la carte, avec les horaires, les avis et le bouton d'itinéraire.
Le site et la fiche ne s'opposent pas, ils se renforcent : la fiche apporte la visibilité immédiate, le site apporte la crédibilité, la carte détaillée et tout ce que Google ne montre pas. Une fiche qui pointe vers un vrai site est mieux classée qu'une fiche seule.
Ce que je configure avec vous
- La catégorie exacte — « restaurant africain », « maquis », « bar-restaurant » : le choix change qui vous voit.
- Les horaires réels, jours fériés compris. Un client qui trouve porte close laisse un avis à une étoile, et cet avis reste des années.
- Le lien vers la carte de votre site, et le bouton de réservation.
- Les photos — une fiche sans photo est très peu montrée par Google.
Ensuite, demandez un avis à vos habitués. Pas d'achat d'avis, jamais : Google les détecte et sanctionne la fiche. Dix avis sincères suffisent à changer votre position.
Réservation en ligne ou bouton appeler ?
Le réflexe est de vouloir la réservation en ligne. Elle n'est pourtant pas toujours le bon choix, et elle coûte 420 € de plus.
Le bouton appeler suffit si…
Vous faites moins de trente couverts par service, vous connaissez vos habitués, et quelqu'un peut décrocher. C'est gratuit, immédiat, et ça permet de placer un mot — ce qu'aucun formulaire ne fait.
La réservation en ligne si…
Le téléphone sonne pendant le coup de feu, vous refusez du monde le week-end, ou vous recevez des demandes la nuit. Chaque appel manqué est une table vide : là, l'option se rembourse en quelques semaines.
En Côte d'Ivoire, j'ajoute presque toujours le bouton WhatsApp à côté : c'est le canal où les gens répondent réellement, et le message arrive pré-rempli avec le nom du restaurant. Beaucoup de clients réservent par WhatsApp alors qu'ils n'auraient jamais rempli un formulaire.
Site internet de maquis, et d'hôtel
Le maquis
La priorité n'est pas la carte détaillée mais l'ambiance et l'emplacement. On cherche un maquis pour la terrasse, la musique, le braisé du soir. Le site doit donner à voir l'atmosphère en trois photos, indiquer l'itinéraire précis — les repères comptent plus que l'adresse postale — et permettre de réserver une table par WhatsApp. Léger, direct, lisible en 4G.
L'hôtel
Ici la décision est plus longue et le panier plus élevé : les photos des chambres font le travail, et il en faut de vraies, de chaque catégorie. Le prix doit être affiché — une page « nous consulter » fait fuir. Si vous passez par Booking, votre site sert à capter la réservation en direct, sans commission : mettez en avant ce qu'on n'y trouve pas, et affichez un tarif direct légèrement inférieur.
Le traiteur
On vous choisit sur la capacité à tenir un événement précis. Les formules par nombre de convives, des photos de buffets réellement livrés, et un formulaire qui demande la date et le nombre de personnes dès le premier contact — c'est ce qui évite six échanges avant de savoir si vous êtes disponible.
Un exemple chiffré
Un restaurant qui veut sa carte, une page « la maison », une page contact et la réservation de table :
| Élément | Détail | Prix |
|---|---|---|
| Formule Essentiel | Base, une page, mobile, WhatsApp | 890 € |
| 3 pages supplémentaires | Carte, la maison, contact | 420 € |
| Réservation en ligne | Créneaux, confirmation automatique | 420 € |
| Total | Livré en 2 semaines | 1 730 € |
Soit environ 1 135 000 FCFA. Fiche Google Business, formation et mentions légales comprises. Le détail de toutes les options se trouve sur la page des tarifs.
À Abidjan, la démarche complète — y compris ce qui change par rapport à un site européen — est décrite sur la page création de site web à Abidjan.
Les questions qu'on me pose
Je change ma carte toutes les semaines, est-ce gérable ?
C'est prévu pour. Le menu du jour se modifie depuis votre téléphone en deux minutes, sans logiciel à installer. La formation comprise dans chaque formule couvre exactement ça — c'est même la première chose qu'on voit ensemble.
Faut-il proposer la commande à emporter ou la livraison ?
Si vous livrez déjà, oui, et le plus simple est la commande par WhatsApp : le client compose son panier, le message part pré-rempli, vous confirmez. Zéro commission, contrairement aux plateformes qui prennent 25 à 30 %.
Le paiement en ligne complet ne se justifie qu'à partir d'un volume régulier. Commencez simple : on ajoute ensuite si le besoin est réel.
J'ai déjà une page Instagram très suivie
Gardez-la, elle travaille pour vous. Mais quelqu'un qui cherche « où manger près d'ici » tape dans Google, pas dans Instagram — et Instagram n'apparaît pas dans ces résultats. Les deux ne visent pas le même moment : Instagram donne envie, le site et la fiche Google captent celui qui a déjà faim.
Mon site actuel date, faut-il tout refaire ?
Pas toujours. Si la structure tient, on peut refondre l'apparence et la vitesse en gardant l'adresse et l'ancienneté acquise sur Google. La page refonte détaille ce qu'on garde et ce qu'on refait — et surtout comment ne pas perdre votre position actuelle.
Combien de temps avant d'apparaître sur Google ?
Le nom de votre restaurant : quelques jours. Les recherches du type « restaurant + votre quartier » : un à trois mois, à condition que la fiche Google Business soit remplie et que vous ayez quelques avis. C'est la fiche qui fait le gros du travail sur ce délai, pas le site.
Parlons de votre établissement
Quinze minutes pour comprendre votre carte, votre clientèle et vos contraintes de service. Prix ferme et délai annoncés à la fin de l'appel.